Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Ma vie à fond les ballons; voyages, balades, découvertes et bons plans..

Publicité

Chirurgien ou boucher?

Hier matin, pendant la douche je vois Mister qui fait irruption dans la salle de bain; la stupeur passée, je lui demande ce qu'il fait là puisqu'il est sensé être au boulot,  et il me dit que mon rendez-vous super important avec le neurochirurgien que j'attends depuis des mois, c'est pas demain à 14h30 mais AUJOURD'HUI!!!





Je cours je vole hors de la douche, me jette sur le p'tit pirate qui flemmardait dans mon lit.





(Oui, je sais je cumule tous les défauts de la vilaine maman qui ne fait rien comme il faut : mon fils, du haut de ses quatre ans et de ses 1m16   a encore une tétine, il boit son lait le matin dans mon lit, il a encore la poussette et surtout, chose la plus importante, j'assume






Soit dit en passant, je pourrais dire qu'à côté de ça, qu'il ne mange pas de bonbons, qu'il n'a jamais bu que de l'eau, que le litre de lait qu'il boit par jour est sans sucre et sans chocolat, et qu'il ne mange que très peu de gâteaux, et ce, non pas parce qu'on ne lui en propose pas, mais parce qu'il n'en veut pas, donc bon, à choisir, à côté de ma nièce qui boit un demi-litre de coca par jour....)







Bref, donc je disais, parce que je me suis perdue dans les méandres des critiques de toutes les mères qui font mieux que les autres, c'est bien connu, donc je disais  que c'est à la hâte que je prépare le repas de midi, qu'on laisse les consignes et une clé à Barbie Chérie qui sera seule en rentrant de l'école, et nous voilà partis!






Alors, je ne sais pas si c'est en Auvergne que les chauffeurs sont mous, mous, mous, mais ils n'avancent pas; ils se traînent, que dis-je, ils reculent presque, tellement ils roulent lentement!

 






C'est donc péniblement que nous arrivons aux abords du CHU, et que nous cherchons une place; il faut dire qu'à Nantes, le CHU est  en plein centre-ville et qu'il n'y a aucune place pour se garer, et encore moins gratuite; donc croyant que partout, eh bien ça ne peut être que comme Nantes, on a vu le CHU on s'est garé.Point.






Sauf qu'en fait, après avoir marché trois plombes en plein cagnard, nous nous sommes rendus compte que d'une, il aurait fallu faire tout le tour de cette immense bâtiment en voiture, et de deux, il y avait un grand parking, gratuit de surcroît, ce qui nous aurait évité de tourner dans tous les sens et de forcer notre Scenic à rentrer dans une place visiblement pas faite pour lui.






Nous décidons de rester dignes, et de continuer à pied jusqu'au bout, malgré mes pieds en feu, parce que d'abord, je marche pas souvent très longtemps et de deux, j'avais eu la bonne idée de mettre mes bottines en suedine violine, sans leggings, mais bon quand même bien chaudes.






C'est donc à moitié morte et suant comme un petit veau que j'arrive aux consultations pour faire les papiers nécessaires.







Je tire le numéro 21 et vois que sur la machine en haut, qui en fait doit être cassée parce que c'est pas possible, il est écrit le numéro 10.







20 bonnes minutes après, la machine n'étant pas cassée il a bien fallu que j'attende, j'arrive enfin pour voir mon messie, celui qui va me sauver et sortir cette vilaine douleur de mon dos.






Il me reçoit, donc , d'emblée assez froid, pas envie de rigoler, il va droit au but.J'ose quelques blagues, mais devant sa froideur digne de Morticia Addams, je renonce.






Après, un flot de questions, sur où j'ai mal, et comment j'ai mal, et ce que je prends comme médicaments, et pourquoi, et si j'en suis sûre, et depuis combien de temps, il se décide à regarder l'IRM que j'avais faite dans un état second, parce que j'avais peur, au mois de Décembre.






Il me dit ce qu'on m'a déjà dit, que ça doit me faire mal, que le nerf est carrément comprimé par cette vilaine boule qui sort de mes disques usés, et ce parce que c'est comme ça, ça commence quand on est vieux, après 30 ans.






Je ne relève pas cette goujaterie à peine masquée, d'autant plus qu'il a deux fois mon âge, celui là et qu'il ferait mieux de la fermer, sur ce propos, tout du moins, car évidemment, je veux savoir ce qu'on peut faire de mes copines les hernies.






Il me dit qu'on pourrait opérer mais que bon voila, c'est assez risqué parce que ça touche un coin sensible près de la colonne, et que si ça ne me fait pas si mal, eh bien je n'ai qu'à rester ainsi.







Alors, là, je m'énerve un tantinet et lui dit gentiment, mais fermement que je compte me faite opérer, que sans les anti-douleurs je ne pourrais même pas me lever, et que j'estimais que c'était une urgence et que d'abord c'est mon dos que ce n'est pas lui que ça gêne et que je vais donc en trouver un autre, je ne sais pas où, mais je vais le trouver quand même qui voudra bien m'ouvrir le dos et que sinon, j'y vais moi-même au scalpel.







Le sérial-killeur des hernies sourit enfin, et me dit qu'il voulait être sur de ma motivation et que effectivement, il pense que l'opération s'impose.







Il m'explique enfin en long en large et en travers, les risques, le pourquoi du comment de l'opération et les suites de celle-ci.

C'est marrant, pendant qu'il me parle, je me demande si un de mes proches lui aurait transmis l'info comme quoi je suis débile profonde car il ponctue toutes ses phrases d'un : "vous comprenez bien?"






Après, le huitième "vous comprenez bien", je m'agite et lui dit que oui, que j'ai pigé que c'est bon pas la peine de répeter 500 fois la même chose.






Il me dit que je doit repasser une IRM, parce l'autre date de 6 mois.






Alors là, s'en est trop, je suis à deux doigts de lui sauter à la gorge avec ma lime à ongle dans la main droite et ma pince à épiler de l'autre.






Et là, ce chirurgien à l'oeil froid comme la glace, a dû remarquer que je refuserais d'être à nouveau transformée en sardine et de rentrer dans cette boîte de conserves pour qu'on voit l'intérieur de mes os, parce qu'il me propose gentiment, avec un oeil goguenard, si un scanner me ferait moins peur.






Je me calme, donc légèrement echevelée, et m'apprête à prendre congé.







Néanmoins, avant de partir, je profite de son apparente bonne humeur, pour lui poser la question qui me taraude le plus, à savoir si je peux me retrouver paralysée, à l'issue de cette opération si nécessaire, mais toutefois si délicate.






Et là, cet homme au doux accent berbère, me regarde droit dans les yeux, enlève ses lunettes et me dit :





"-vous savez, madame Place (heu, oui, moi c'est madame Placé, mais c'est pas grave, j'ai l'habitude), si vous montez dans un avion et que vous allez voir un pilote (heu un piloté), et que vous lui demandez si tout va bien se passer, il vous répondra que oui, mais qu'il ne peut pas en être sûr.






Eh bien, c'est pareil pour moi, le risque zéro n'existe pas, me dit -il à juste raison, mais j'essaierai de ne pas vous sectionner le nerf.






Ouf, je suis rassurée, il a de l'humour finalement. 




                                                                                                              

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article