Ma vie à fond les ballons; voyages, balades, découvertes et bons plans..
Ce matin, et je ne l'avais même pas dit à mes amies proches, nous avons encore eu la visite de l'assistante sociale et de la puéricultrice, qui, suite au coup de fil de Mme le Maire de notre commune, est venue vérifier si nos enfants ne sont effectivement pas "dans une situation préoccupante"
Pour celles qui n'avaient pas suivi, ou qui ne se souviennent pas, cliquez par ici et ici aussi
Notre dossier avait été classé sans suite, en début d'année; mais ce que nous ne savions pas c'est que nous aurions dû recevoir un autre courrier de la chef suprême des services sociaux, nous disant qu'un dernier rendez-vous serait imposé proposé à la fin de l'année scolaire.
Eh bien la fin de l'année scolaire, c'était ce matin pour nous.
Même si tout s'est bien passé, la famille Colibri se sent agressée, mise à nu, et n'aime pas avoir à justifier les choix de vie qu'elle a choisi pour ses enfants.
Ben oui, faire des barbecue à 16 heures le w-e; ne pas aller danser la konga avec tout le bourg; oser mettre des canisses pour ne pas que des yeux curieux entrent dans notre jardin...zouker sur la pelouse, rire à gorges déployées, faire des batailles d'eau, courser la gazelle qui se tord de rire d'insolence, faire des concours de celui qui saute le plus loin, faire des courses à vélo....ça non, ce n'est pas la normale dans les familles normales.
Etre Noire, et ne pas scolariser son fils.
Non, ce n'est pas la normale dans les familles normales. Vous savez celles de mon bourg qui ne loupent pas un apéro gratuit, celles qui sont outrées de voir qu'à 16 heures mon fils mange du pain de mie et du saucisson, celles qui sortent leurs fringues du dimanche pour aller à la galette des rois, ou à la soirée truffade....Celle qui n'acceptent pas ce qu'elles ne connaissent pas.
Ceci dit, notre honneur, pour lequel nous nous sommes tant battus, est sauf.
Mme le Maire a transmis ses excuses à travers les mots et les gestes de l'assistante sociale.
Je n'accepte pas ses excuses.
Quand, je parle aux gens, je les regarde dans les yeux, moi. D'autant plus quand je m'excuse du mal que j'ai pu leur faire.