Ma vie à fond les ballons; voyages, balades, découvertes et bons plans..
Barbie Chérie a lu pour la première fois les deux tomes de "L'eau des collines", à savoir Jean de Florette et Manon des Sources.
Elle a été conquise par cet univers Provençal aux paysans bourrus et durs à la tâche.
J'avoue que depuis ma découverte des ces deux bouquins en classe de 6eme, (1987, lol); j'ai toujours eu grand plaisir à les rouvrir pour découvrir encore et toujours l'habilité de Marcel Pagnol à nous conter cette histoire dramatique.
A chaque fois, je crois habiter une vieille bâtisse en pleine garrigue, avec les romarins qui courent sur les collines alentours et les oiseaux qui chantent du haut des arbres centenaires.
Bon je vous avoue que je ne sais pas si j'aurais pu vivre à cette époque, sans électricité, ni confort, et encore moins de sacs à mains assortis aux chaussures
Mais je prends quand même grand plaisir à m'y croire; j'ai tellement lu et relu ses livres, que je crois connaître Ugolin, au visage faussé par celui de Daniel Auteuil, à cause ou plutôt grâce aux magnifiques films de Claude Berry.
Mais à chaque fois, je suis atterrée par la cruauté de la chute, qui aurait pû être écrite par Maupassant, spécialiste de ce genre de drames sourd et profonds.
A chaque page, je tremble de la fin que je connais par coeur, et qui m'émeut toujours autant, pourtant.
C'est sûr dans le premier tome Jean de Florette, je trouve bien cruels les Soubeyran Papet et Neveu, prêts à laisser mourir un homme, menés par l'appât du gain.
Mais dans le tome 2, on oublierait presque ce qu'ils ont fait, on omettrait presque le fait qu'ils aient "massacré" un homme et on pousserait bien la jolie Manon à accepter les avances du laid Ugolin, juste pour lui éviter cette souffrance qui lui déchire le coeur.
Et on se prend de pitié pour le Papet qui "par malice" comme le dit si bien Marcel Pagnol, n'a même jamais entendu le son de la voix de ce fils Soubeyran qui lui a temps manqué tout au long de sa vie; tout ça à cause d'une lettre qui n'est jamais arrivée.
On se dit que quand même, il faut être bien talentueux pour imaginer une histoire pareille et réussir à rendre attachant tous les personnages de celle-ci, les méchants comme les gentils.