Ma vie à fond les ballons; voyages, balades, découvertes et bons plans..
Mardi soir, je ne sais pas ce qu'il m'a pris, j'ai regardé un film d'horreur toute seule au fond de mon lit, dans le noir, pendant que ce lâcheur de Mister dormait sans honte aucune à mes côtés.
Ben quoi, ce n'est pas parce que lui travaille, qu'il doit m'abandonner seule avec d'horribles créature, qui j'en suis sûre, vont venir pour me tuer.
Pourtant j'ai une longue carrière de films d'horreurs à mon actif, depuis gosse je sais que j'ai peur; et depuis gosse je ne peux pas m'empêcher de les regarder.
1983 : je me revois, non je n'avais pas de couettes, je vous rapelle que je suis Noire et que j'ai donc les cheveux crépus. Mais je vous pardonne, ingénus que vous êtes, vous ne pouvez pas savoir que les couettes sur les cheveux crépus, c'est dur, très dur, mais alors encore plus quand vos $^*ù=^*ù de parents, ont choisi de vous les couper courts, à la garçonne, parce que c'est mieux pour les poux. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi mes soeurs avec qui j'étais tout le temps, ont eues, elles leur cheveux preservés?
Enfin bref, là n'est pas le sujet. Rassurez vous je ne vais pas m'effondrer et crier à l'injustice et à l'assassin parce que mes parents, qui préferaient mes soeurs, c'est sûr, ne leur ont pas coupé les cheveux, et donc évité la honte de se voir nomminer d'office comme travelo, puisque malgré mon air garçonne, j'étais habillé comme une fille-exactement comme mes soeurs d'ailleurs- j'y vois là une volonté d'annihiler notre personnalité propre....non, je plaisante.
Revenons à mes ectoplasmes, revenants et autres devil.
Donc je disais 1983.
Mes parents, qui visiblement, prônaient à une éducation libre basée sur nos propres volontés (heu, juste pour ça, hein, faut pas décounner) , me demandent si je veux regarder la cassette louée où aller au lit.
Eh bien, je vous le donne dans le mille, comme toute gosse de 8 ans, j'ai preféré regarder le film.
Qui était "les griffes de la nuit". Avec ce Freddy Krueger, pionner de la french manucure, s'il en est. Sauf que lui était plutôt axé sur le rouge sang, que voulez-vous, les goûts et les couleurs, hein...
Eh bien, ce qui devait arriver arriva
.
J'ai eu peur. Mais très très peur. A n'en plus dormir la nuit, à devoir nous reveiller mutuellement mes soeurs et moi, puisqu'évidement, là elles ont profité de la gentillesse de mes parents à ce sujet, et donc on pu aussi regarder ce chef-d'oeuvre de la frousse.
C'est donc transies que nous avons traversé les Poltergheist, Amytiville (oh mon dieu, aidez-moi, j'ai peur) et à peu près tous les films d'épouvantes de notre époque dont nos parents étaient férus.
Je ne vous parle même pas d'Evil Dead et de La nuit des morts vivants, sans oublier l'inénarrable Simetierre.
Depuis, j'ai peur.
Mais je regarde quand même.
Mais j'ai peur.
Jusqu'à ce qu'on arrive en 2002, et celui que je ne reverrais jamais, j'ai nommé.... RING;
Ce film où il est question d'une cassette, de crises cardiaques et d'une fille qui sort d'une télé, m'a littéralement terrorrisée.
Je ne voulais plus sortir du cinéma.
J'ai peur.
Et j'ai passé des nuits à fixer la télé, qui bien sûr était à mes côtés, pendant que Mister ronflait déjà auprès de moi. (allez savoir pourquoi je l'ai épousé, celui-là, lol)
Bon il ne m'est rien arrivé, aucune fille aux cheveux mouillés n'est sortie de la télé, mais bon j'ai peur quand même.
Et mardi, imbécilement, je me colle devant "30 jours de nuit", et son histoire de vampire attaquant une petite bourgade de l'Alaska profitant de la très longue nuit, pour massacrer tout ce qui ose à peine respirer.
Bon à la base, j'ai pas peur des vampires. Enfin de ceux des séries.
Là, j'ai peur.
Il est vrai que le film n'est pas un chef-d'oeuvre, non plus.
Mais comme d'habitude les méchants sont très méchants et les vampires sont laids à faire peur plusieurs générations de Quasimodo réunies.
Dès le début, on voit des ombres surgir furtivement d'on ne sait où, parce que tout le monde le sait, le vampire est rapide, et sort toujours d'on ne sait où.
Enfin, il reste quand même une poignée de courageux, un peu cons-cons quand même, cumulant les risques, pour une cause plus qu'honorable, celle de tenter l'impossible parce que comme le dit le héros "quand on a une famille, on ne l'abandonne pas".
Et donc,( je ne raconte pas la fin au cas où vous auriez subitement envie de mater la rediffusion sur Canal), mais ça reste inattendu, même si je l'avoue, j'ai trouvé ça grotesque.
Sinon, tout y est. Et ça a marché.
J'ai eu peur.
Et j'ai dormi avec la veilleuse de mon fils.
J'ai honte.Mais j'ai peur.
Aussi j'ai des excuses, parce que n'oubliez pas que ma maison en andésite-pierre-de volvic- est un ancien prebytère.
Et que qui dit ancien presbytère dit église pas loin.
Et qui dit église pas loin, dit, mais non pas de curé, mais cimetierre pas loin.
Donc bon, sait on jamais, même si on n' a jamais vu de vampires morts vivants, je ne voudrais pas être la première à les croiser.
Et puis bon, je ne sais pas, c'est angoissant cette nuit qui n'en finit pas. On a pas idée d'habiter en Alaska non plus.
Avant même que ça ait commencé, c'était déjà horrifique pour moi.
Non mais imaginez l'horreur : Alaska=froid=nuit=pas de soleil. CQFD. J'ai même cru que c'était ça l'horreur, lol.
En plus, le réalisateur aussi n'a pensé à rien; franchement, l'histoire se passe en Alaska, comme dit plus haut.
Et en Alaska, il neige.
Et franchement, je ne sais pas ce qu'en pense Bree Van Der Kamp, mais le sang dans la neige, ça doit être la vraie plaie à nettoyer.
Photos : les monstros qui font les ânes sur la place de Viterbo, bourg médiéval près de Rome; et en bas, les thermes.