Vous vous doutiez bien que j'allais mettre un mot pour ce pauvre peuple d'Haïti encore une fois touché dans sa chair par une Mère nature décidemment très hostile à leur encontre.
A croire qu'une malédiction plane sur cette île.
Les Haïtiens sont nés pauvres et miséreux, et on a tendance à croire que rien ne leur sera épargné, rien ne leur permettra de mettre un peu de soleil dans leurs existences.
Les Haïtiens ont tous les maux; ils sont pauvres, ils ont faim, ils manquent d'eau, leurs sources de production (les bananiers) sont systématiquement détruites en grande partie par les cyclones et les pluies diluviennes en tous genre, les Haïtiens n'ont pas d'avenir, aurait on tendance à dire.
Mais les Haïtiens ont une chose que beaucoup de personnes issues de pays dits "riches" n'ont pas.
Les Haïtiens ont l'espoir avec eux.
Les Haïtiens croient en une vie meilleur; pour eux ce n'est pas la fin, c'est un recommencement.
Pour beaucoup, ils trouvent cet espoir au fond de la priere, de leur croyance en un Dieu qui, pour eux, les protègent.
Hier, tard dans la nuit, j'ai regardé une émission sur ce peuple tant de fois blessé, mais à chaque fois relevé.
J'ai vu des gens, qui avaient presque tous perdu un être cher, qui n'avaient rien mangé depuis plusieurs jours ou si peu, qui ne savaient pas où ils allaient trouver l'eau essentielle à toute survie humaine;
J'ai vu ces gens prier, l'air joyeux;
Prier, l'air empli d'espoir;
Prier à la vie qui continue;
Prier à la relève de leurs frères les plus touchés,
Prier à la résurrection de leur peuple.
Ils avaient l'air sereins dans leurs prières, ils avaient l'air loin du désespoir qui pourtant aurait couché le commun des mortels.
Je ne suis pas croyante, pas du tout, même.Je ne pratique aucun culte.
Mais si la foi permet à ce peuple de se battre encore et encore pour arracher le moindre morceau de survie sur une terre qui est la leur et qu'ils n'abandonneront pas, si la foi leur permet d'avoir ces moments de répits auxquels ils ont plus que droit...
Et bien, je veux bien croire en toutes les fois du monde.